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ROUTE DU RHUM Christian Guyader « Content d'être arrivé au bout ! »

ROUTE DU RHUM Christian Guyader « Content d'être arrivé au bout ! »

04/12/2018

Navicom est partenaire du bateau Guyader Gastronomie pour cette édition de la route du Rhum 2018.

L'équipe Navicom et Xavier Dhennin (directeur commercial Navicom et équipié sur le bateau)  fécilitent Christian pour cette belle course transatlantique en solitaire !

Christian Guyader est allé au bout de son rêve. Le chef d’entreprise a, en effet, bouclé les 3542 milles du parcours de la mythique Route du Rhum – Destination Guadeloupe entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre ce lundi, à 19h23 (heure de Paris), après 29 jours 05 heures et 23 minutes de course. Une course mouvementée, marquée par des conditions dantesques qui l’ont poussé à faire deux escales pour s’abriter (une première à Bénodet puis une seconde à Cascais), par un incroyable duel avec Bertrand de Broc qui aura duré quasiment du début à la fin, par d’interminables luttes avec les terribles sargasses, puis par une avarie de galette d’enrouleur survenue dans les 20 derniers milles qui a bien failli tout faire basculer. 

Mais à l’arrivée, c’est une belle 11e place dans la catégorie des Rhum Multi que s’est octroyée le skipper du catamaran aux couleurs de Guyader Gastronomie qui, à la force de sa détermination, est parvenu à tenir son pari. Mieux, à le relever avec brio. Ses impressions à chaud.

Vous êtes allé au bout de votre challenge. Que ressentez-vous ?

« Je suis content de l’avoir fait. Ça a été une sacrée expérience. Je mesure la chance que j’ai eu d’avoir trois ans pour préparer cette aventure car sans ça, je n’aurais très probablement pas réussi à aller au bout. J’ai pu y arriver grâce à énorme travail d’équipe, notamment en amont de la course. Ce matin, lorsqu’il a fallu que je sécurise mon gréement à la suite de mon avarie de galette d’enrouleur, j’ai pu le faire parce que Gwen Chapalain, Xavier Dhennin et toute mon équipe avaient anticipé un maximum de choses. J’avoue pourtant que j’ai eu peur que ma réparation de fortune ne tienne pas car dans les derniers milles, j’ai quand même pris 35 nœuds ! J’ai bouclé ma transat et je suis évidemment satisfait d’autant que je l’ai fait en étant en mode régate en permanence. J’ai vraiment fait la Route du Rhum et pas simplement un convoyage. C’est super ! »

 

Vous vous êtes en effet livré une sacrée bagarre avec Bertrand de Broc ces deux dernières semaines…

« J’ai trouvé ça passionnant. On s’est marqué à la culotte tout du long. Tous les jours, je me disais : « bon, il est où Bertrand ? ». A la fin, je commençais même à connaître ses habitudes ! (Rires) Ce matin, en arrivant à la pointe du Vieux Fort, je me suis retrouvé bord à bord avec lui. J’ai vraiment eu l’impression d’être en course dans la baie de Quiberon ! C’est génial d’avoir pu vivre ça de cette manière. Finalement, ce qui a été dur à gérer pour moi, ce sont les sargasses, ces fameuses algues brunes très longues. C’est quelque-chose qui m’a vraiment agacé. Une journée, j’ai dû faire jusqu’à six marche-arrières pour m’en débarrasser ! 

Ça m’a puisé énormément d’énergie car à chaque fois il a fallu que j’affale le spi, que je hisse la trinquette, que je fasse machine arrière, que j’affale la trinquette et que je renvoie le spi… Au bout d’un moment, ça m’a fait un peu craquer mais hormis ça, il n’y a eu que du bon. J’ai tenu de belles moyennes, j’ai exploité le potentiel du bateau… 

Franchement, c’était top. Il y a eu tellement de moments exceptionnels ! Tellement de moments où j’ai eu le sentiment que rien ne pouvait m’arriver ! J’ai notamment en tête des nuits sous gennaker avec des pointes à 22-23 nœuds, tout simplement fantastiques ! Même en équipage je n’étais jamais allé aussi vite avec le TS42 mais j’avais confiance. Confiance dans le bateau, mais aussi dans les gens qui ont bossé dessus, que ce soit au chantier ou ensuite, à mes côtés. 

Près de 80% du boulot étaient faits avant le départ. Je fais clairement le parallèle avec le monde de l’entreprise où le résultat du travail est aussi complètement lié à ce qui est fait en amont. En tous les cas, j’ai pris énormément de plaisir et ça tombe bien parce que c’est précisément ce que j’étais venu chercher. Pendant la course, j’ai eu le temps de penser à plein de choses et je sais aujourd’hui ce qu’il faut comme bateau et comme voiles pour ce type d’exercice. Je ne me prends pas pour un coureur mais j’ai appris et compris plein de choses. C’est génial ! ».